Mon parcours s’est construit dans des contextes de travail variés — industrie, structures associatives, petites entreprises — avec une constante : le travail en collectif.
Au fil de ces expériences, une attention particulière s’est portée sur certaines situations, celles où quelque chose résiste sans être immédiatement identifiable. Des tensions apparaissent sans toujours se dire, des décisions ne tiennent pas dans le temps, des fonctionnements se dégradent sans cause clairement visible.
Dans des contextes de plus en plus incertains, les collectifs sont amenés à s’adapter en permanence, ce qui crée des décalages, des zones de flou et parfois des formes d’usure dans le travail.
Cette attention s’inscrit dans une préoccupation plus large : celle des effets que les organisations produisent sur celles et ceux qui y travaillent.
Plutôt que de chercher à corriger rapidement ces situations, le choix est de créer les conditions pour qu’elles puissent être mises au travail, en prenant appui sur des situations concrètes. Ce travail ne consiste pas à apporter des solutions extérieures, mais à permettre au collectif d’élaborer ses propres réponses. C’est dans ce mouvement que des évolutions deviennent possibles.

